Nos entreprises s'engagent
« Juger de sa performance par la capacité à résoudre les défis mondiaux »
  • IBA, Olivier Legrain, CEO
  • Start-Up lancée il y a 30 ans, IBA est devenu le premier fournisseur mondial de solutions de protonthérapie pour le traitement du cancer

« Aujourd'hui plus que jamais, il est évident que les entreprises doivent se mettre au service de la société, qui elle-même s'inscrit en locataire d'une planète dont les limites sont connues et finies. L’important n'est donc plus de savoir comment nous pouvons être performants dans un monde dont nous connaissons les défauts, mais bien de considérer notre capacité à résoudre les défis planétaires actuels. C'est sur ce terrain que nous pourrons juger de notre performance ou non.

Dans ce cadre, les ODD nous paraissent être de puissantes guidelines afin d'identifier clairement les domaines dans lesquels nous pouvons performer et assurer notre succès. Considérons-les comme étant le plan stratégique de l'Humanité pour elle-même. Conscients de la forte intégration et de l'inclusion du monde économique dans la société et dans son environnement naturel, le succès de toute organisation ne peut être vu qu'au travers du prisme des ODD. C'est une question de vision à long terme.

En ce qui concerne les 17 ODD, nous avons procédé à un ‘self-assessment’ au regard des enjeux et des cibles qui se trouvent derrière chacun d’eux. En évaluant nos impacts négatifs potentiels ou nos opportunités sur chacun de ces axes, nous sommes capables de réorienter nos plans stratégiques afin de coller au mieux aux défis actuels. »
En images
« Les enfants sont un groupe cible important, le respect de leurs droits est essentiel »
  • Cartamundi, Chris Van Doorslaer
  • Cartamundi occupe la tête du marché mondial de la production et de la distribution de cartes à jouer et de jeux de société, le corebusiness depuis 1765 d'une entreprise en évolution constante
« Nous nous concentrons sur quatre ODD. En ce qui concerne l'objectif n°3 (qui promeut la bonne santé), nous avons des projets comme Carta-motion pour encourager les gens à bouger. Eu égard à l'objectif n°7 (relatif aux énergies propres), nous misons sur les panneaux solaires et les véhicules électriques. L’ODD n°15 (protection des écosystèmes et biodiversité) s’intègre parfaitement dans notre stratégie en faveur de l’utilisation de ressources renouvelables. Enfin, nous suivons l’ODD 17 (partenariats) notamment dans le cadre de notre collaboration active avec l’Unicef pour la protection des droits de l’enfant (http://childrenandbusiness.be/).

Dans la pratique, un manager RSE (responsabilité sociétale des entreprises) suit de près notre stratégie et nos engagements en matière d’ODD. Une équipe RSE formule des idées et les transpose en actions concrètes suivies par des groupes de travail ad hoc. Nous avons ainsi un groupe de travail pour des projets de charité, un autre pour un nouveau bâtiment qui doit être construit de manière durable, etc. Des séances d’information tiennent aussi les collaborateurs au courant de toutes nos initiatives en matière d’ODD.

En tant que co-président de la commission ‘Children's Rights and Business Principles’, Cartamundi accorde beaucoup d’importance aux droits de l’enfant, et ce dans trois domaines : le lieu de travail, les marchés et la collectivité. Concernant le lieu de travail, nous faisons en sorte que nos collaborateurs puissent travailler à temps partiel en fonction des enfants. Ceux qui ont des enfants sont prioritaires pour fixer leurs congés durant les vacances scolaires. Sur le marché, nous veillons, au niveau du marketing et des applications que nous développons, à ce que la vie privée des enfants ne puisse pas être compromise. Nous développons des jeux éducatifs pour aider les enfants à améliorer des compétences spécifiques. Au niveau de la collectivité enfin, nous menons diverses actions, des projets de charité, une collaboration avec une école supérieure locale en faveur d’un nouveau produit pour mieux soutenir l’intégration des enfants allophones dans les classes. »
« Financement : le nerf de l’économie »
  • BNP Paribas Fortis, Wilfried Remans, Director CSR & Public Affairs
  • BNP Paribas Fortis est la banque belge du groupe BNP Paribas, un des leaders européens des services financiers
« Les ODD non seulement offrent une langue commune qui facilite le dialogue, mais peuvent aussi servir d'indicateurs pour définir la stratégie d'une entreprise.
Nous concentrons nos efforts sur quatre piliers reflétant les ODD. Tout d'abord, nous voulons assumer correctement notre rôle dans l'économie, et ce dans le respect de conditions strictes vu l'impact possible sur l'homme et l'environnement. Ensuite, nous voulons entretenir des rapports responsables avec nos collaborateurs.

Nous avons également un certain nombre d’initiatives sociétales, telles que la promotion de l’emploi, via notre soutien à microStart (https://microstart.be) ou à des organisations sociales. Enfin, la banque a explicitement opté pour la lutte contre le changement climatique. Elle s’y attelle vigoureusement en réduisant sa propre empreinte écologique, en finançant des études et innovations relatives au climat et en facilitant les financements en faveur des énergies durables.
Via le financement de projets, nous opérons des choix. Ainsi, si nous restons actifs dans certains domaines sensibles, la condition est qu’ils répondent à une série de conditions de protection de l’environnement et des droits de l’homme. De cette manière, nous incitons les producteurs à accepter des ‘best practices’. Et s’ils ne s’y conforment pas, nous ne leur accordons plus de financements ultérieurs, comme c’est déjà le cas actuellement pour plus de 200 entreprises dans le monde. »

« L’innovation au service de l’humanité »
  • Solvay, Jean-Pierre Clamadieu
  • Fondé il y a 150 ans, Solvay est un groupe belge leader de la chimie mondiale.

    « Pour Solvay, les ODD sont un élément important que nous prenons en compte dans l’analyse de matérialité et dans les engagements que le groupe prend vis-à-vis de ses parties prenantes. Solvay a organisé son référentiel ‘développement durable’, le ‘Solvay Way’, pour répondre aux attentes de six groupes de parties prenantes et encourager à leur égard un comportement responsable et durable: clients, employés, planète, communautés locales, investisseurs, fournisseurs.
    Notre stratégie (développement de solutions innovantes et durables), nos engagements sociétaux et ceux de nos employés, nous ont conduits à nous concentrer sur sept des 17 ODD les retenant comme particulièrement importants dans la définition de nos objectifs de performance. »
On commence à prendre conscience que « ne rien faire » coûte plus cher qu’agir”

Unilever, Paul Polman, CEO

Paul Polman, le patron d’Unilever, trouve regrettable que les entreprises soient davantage considérées comme « preneuses » que comme « donneuses ». Les consommateurs (75%) attendent de plus en plus des entreprises qu’elles soient responsables et améliorent le monde dans lequel elles fonctionnent. “Ils ont raison. De nombreuses solutions sont disponibles, souvent à faible coût et pour des résultats meilleurs, pour autant que nous adaptions notre système de valeurs.”

Vous êtes un défenseur des ODD. Quelle est l’importance de ce rôle ?
“J’ai été très honoré lorsque Ban Ki-Moon, l’ancien secrétaire général de l’ONU, m’a demandé de représenter le secteur privé au sein d’un panel de 27 personnalités chargées d’élaborer les Objectifs de Développement durable (ODD). Ce fut un processus d’apprentissage considérable, car à mesure que nous creusions les problèmes mondiaux, je prenais conscience des possibilités énormes dont disposent les entreprises pour aider à trouver des solutions. Les défis sont tellement gigantesques que personne ne peut les affronter seul. Les entreprises ne peuvent plus se poser en spectateurs dans le système qui les a engendrées. Nous avons une obligation morale par rapport au développement humain et à l’inclusion, mais ces défis nous offrent aussi une des plus grandes opportunités commerciales. Je suis alors davantage devenu un partisan affirmé des ODD. Avec 16 autres défenseurs des ODD, dont la Reine Mathilde de Belgique, je siège aussi au sein du Groupe des défenseurs des ODD de l’ONU. Ce groupe veut favoriser la notoriété internationale des ODD et faire comprendre leur importance à un maximum de gens. À terme, nous espérons que chacun prendra conscience de ce qu’il peut faire pour contribuer à un avenir plus beau, pour soi-même et pour son entourage.”

Quels sont selon vous les défis sociétaux les plus alarmants ?
“Nous ne pouvons pas considérer les énormes défis sociétaux comme des problèmes isolés. Ils ont tous une influence sur l’économie, l’environnement et donc la société dans sa globalité. De nombreuses personnes perdent confiance dans la mondialisation, comme l’ont montré les événements de 2016 et plus particulièrement les ondes de choc du Brexit et des élections présidentielles américaines. Trop de gens se sentent abandonnés et ne croient pas que le système sert leurs intérêts. Ils veulent du changement. Et soyons clairs : c’est vrai non seulement pour le monde politique, mais aussi pour les entreprises.”

Que voulez-vous dire ?
“La confiance dans toutes les institutions, dont les entreprises, n’a jamais été aussi faible. La désillusion du public est en grande partie la conséquence de la crise économique internationale, du manque de leadership politique et des effets corrosifs de la corruption très répandue. Les élites, politiques ou privées, sont de plus en plus motivées par leurs intérêts personnels. Le souci de la vocation et la quête de sens en font les frais. Nous devons donc changer notre manière de vivre et de travailler. Les ODD nous offrent une feuille de route commune et un point de repère à cet effet. Il est toutefois de plus en plus manifeste que nous ne pouvons pas en laisser toute la responsabilité aux autorités. Elles ne sont en effet pas en mesure de réaliser seules un changement d’une telle ampleur. Nous ne pourrons réussir que par la collaboration. Ces nouveaux liens de collaboration d’avant-garde entre les entreprises, les secteurs, les pouvoirs publics et les citoyens contribueront à rétablir la confiance dans la société et les systèmes. D’où l’importance de l’ODD 17 ‘Partenariats pour la réalisation des objectifs »

C’est donc aux entreprises de créer des valeurs partagées, tant pour le business que pour la société ?
À une époque où les frontières planétaires sont menacées et où trop de gens sont abandonnés à leur sort, les entreprises doivent avoir un plan plus large que la RSE et qui ne se contente pas ‘d’être moins mauvais’. Elles doivent avoir un modèle proactif qui s’attaque vraiment aux défis du monde, un modèle qui a une influence positive sur la société. Nous connaissons les options à prendre, mais nous devons les mettre en œuvre plus vite et améliorer l’extensibilité pour avoir plus d’impact. Si les chefs d’entreprise privilégient à nouveau le ‘service à la société’, ils créent des modèles d’entreprise plus durables pour le long terme et l’actionnaire en profite aussi en fin de compte. Malheureusement, trop d’entreprises sont encore centrées sur le jeu de la bourse qui vise à maximaliser le profit de l’actionnaire à court terme. La ‘finalité’ doit être la préoccupation première de toutes les entreprises. Car si une entreprise ne peut pas expliquer ce qu’elle fait pour influencer positivement les défis du monde, pourquoi les citoyens la laisseraient-ils encore vivre ?”

Pas d’avenir sans vocation ?
“On commence à prendre conscience que ‘ne rien faire’ coûte plus cher qu’agir. Le changement climatique en est l’illustration parfaite. Les solutions apportées à cette problématique sont déterminantes pour la croissance économique et le développement futurs. Il est indispensable d’y associer les entreprises. Dans les pays en voie de développement, les entreprises assurent déjà 60% du PIB, 80% des flux de capitaux et 90% des nouveaux emplois. Elles initient les compétences, la force innovante et les solutions créatives qui ne sont pas toujours disponibles dans le secteur public. En sensibilisant les responsables politiques et en leur insufflant la confiance nécessaire pour renforcer leur réflexion et leur action, le monde des entreprises peut réduire les risques du processus politique.”

Comment cette vision se traduit-elle dans le fonctionnement opérationnel d’Unilever ?
“Notre philosophie historique de prospérité partagée constitue le fondement de notre activité actuelle. Elle se concrétise dans l’Unilever Sustainable Living Plan (USLP). En 2010, nous avons décidé de dissocier notre croissance de notre empreinte écologique et de renforcer notre impact sociétal positif grâce à un nouveau modèle d’entreprise. Nous avons formulé trois objectifs principaux à cet effet : aider plus d’un milliard de personnes à améliorer leur santé et leur bien-être, réduire notre empreinte écologique de moitié et améliorer les conditions de vie de millions de personnes dans notre chaîne d’approvisionnement. Notre plan couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, de la ferme à la fourchette, et s’attaque aux problèmes externes tels que le changement climatique, la sécurité alimentaire, le déboisement et l’hygiène. Nous privilégions la durabilité dans tout ce que nous faisons. C’est une nécessité morale, mais aussi commerciale. Grâce à notre USLP, nous diminuons les coûts, réduisons les risques, stimulons la croissance et nourrissons un sentiment de vocation dans l’ensemble de l’organisation. Cette approche attire des talents. Tout l’enjeu est de ne pas perdre de vue la vocation de notre activité. Les gens ont de plus en plus besoin d’avoir un but dans leur travail. Si les obligations professionnelles et les valeurs personnelles sont en désaccord, les gens le ressentent comme un conflit. Ce n’est sain pour personne.”

Le nouveau modèle d’entreprise répond-il aux attentes ?
L’USLP est directement lié au chiffre d’affaires et au bénéfice. Nos marques dont la vocation est plus forte représentent 60% de notre croissance et elles ont crû deux fois plus vite que le reste de notre portefeuille. Il n’est pas étonnant que notre plan exploite les opportunités du marché, ait un impact sur notre processus d’innovation et nous garantisset depuis neuf ans une croissance totale deux fois supérieure à la moyenne du marché. Il nous évite en outre des coûts. Ainsi, depuis 2008, nous avons économisé 700 millions EUR grâce aux mesures écologiques prises dans nos usines. Ce plan renforce la confiance de nos investisseurs, de nos collaborateurs et des talents futurs. Il nous permet aussi d’attirer des investisseurs pour le long terme. Ils sont attirés par la combinaison de notre croissance à long terme et de notre modèle durable de création de valeur. Et pourquoi ne le seraient-ils pas ?. Depuis 2010, notre modèle a fourni aux actionnaires un rendement total de 250%. Enfin, nous éliminons les risques et nous réduisons les coûts de capital, tandis que la confiance augmente. Celle-ci se traduit par une plus grande implication des travailleurs et une attractivité accrue pour les nouveaux talents. Il y a effectivement peu d’inconvénients à faire ce qui est juste.”

Qu’est-ce qui vous a donné le déclic pour vous engager autant à titre personnel et professionnel en faveur du développement durable ?
“Ce n’est pas qu’une affaire de développement durable. Il y a d’autres enjeux : l’agenda du développement, l’inclusion, l’égalité des chances et une croissance équitable. Qu’est-ce qui fait la force des ODD ? Le fait qu’ils constituent un cadre moral qui n’oublie personne. Un plan pour la paix, la prospérité, les personnes, la collaboration et la planète. Mes parents croyaient dans des valeurs comme le respect de chacun, l’investissement dans les communautés où ils travaillent et vivent et la pensée intergénérationnelle. Ils m’ont inculqué ces valeurs. Nous avions le bonheur d’avoir assez à manger, de bénéficier d’une formation, de disposer d’installations d’hygiène, etc. Ce n’est pas le cas de la majorité des gens. C’est pourquoi nous avons le devoir de nous mettre au service des autres. Nous en serons d’ailleurs récompensés. Il n’est pas possible de gérer une entreprise forte et efficace dans un monde d’inégalité croissante, de pauvreté et de changement climatique. Un modèle comme l’Unilever Sustainable Living Plan est le seul modèle qui permet à une entreprise de croître à long terme tout en ayant une influence positive nette sur le monde.”

Les objectifs de l’Unilever Sustainable Living Plan sont-ils menacés ?
“Nous avons toujours été clairs : l’USLP est une philosophie et un éventail vivant d’objectifs ambitieux. Le monde change vite et les besoins suivront indubitablement. Cela signifie que nous devons être tout aussi flexibles. Certaines questions sociales, comme l’immigration, le chômage des jeunes et le salaire équitable, ont plus d’importance aujourd’hui qu’il y a dix ans. Cela étant dit, je peux dire que le schéma des objectifs de notre USLP est respecté à 80%. Mais nous revoyons nos objectifs en permanence, nous élargissons nos ambitions et nous nous fixons le défi de nous améliorer constamment. Les plus grands défis se situent dans les domaines plus transformatifs qui nécessitent la contribution des autorités pour mettre en place les cadres appropriés ou l’adhésion de secteurs entiers pour réaliser le changement. Une nouvelle fois, il est crucial de collaborer avec toutes les parties prenantes (ONG, fournisseurs, autorités et citoyens) pour réaliser nos ambitions.”

Vous engagez aussi beaucoup les jeunes dans votre politique ?
“Je ne doute à aucun moment que les jeunes d’aujourd’hui sont motivés par une vocation plus profonde. Ils veulent faire la différence et donner forme activement à leur propre avenir. Près de 84% des jeunes de la génération du millénaire estiment qu’ils ont le devoir d’améliorer le monde. Ils sont sans doute (avec les femmes notre principal groupe cible. Dans les pays émergents en dehors de l’Europe et des USA, où vivra 80% de la population mondiale, les jeunes représentent plus de 50% de cette population. Nous constatons que les jeunes veulent travailler pour des entreprises où ils peuvent faire la différence. La moitié de nos nouveaux collaborateurs affirment qu’ils ont choisi Unilever pour son USLP et, sur LinkedIn, nous sommes la FMCG (entreprise active dans les Fast Moving Consumer Goods) la plus recherchée du monde. Unilever mise donc activement sur une collaboration directe avec les jeunes. Ainsi, nos Unilever Young Entrepreneur Awards offrent aux jeunes entrepreneurs sociaux l’opportunité d’exploiter leurs connaissances technologiques pour développer des solutions simples pour des défis complexes et ces jeunes cerveaux nous apprennent aussi énormément. Il en va de même de l’Unilever Foundry, notre incubateur de start-ups, qui permet à nos marques d’expérimenter la nouvelle technologie numérique. Plus près de chez nous, nous concluons des accords de collaboration avec des organisations locales pour créer des opportunités d’emploi pour la nouvelle génération qui grandit dans les grandes villes belges, comme Anvers et Bruxelles.”

Quatre commandements
  1. “Chacun peut faire la différence, quelle que soit la taille de l’entreprise. Le changement doit être initié par la direction de l’entreprise. En paroles, mais surtout en actes.”
  2. “Ne sous-estimez jamais la force de la collaboration. Aucune organisation isolée ne peut construire un monde meilleur. C’est la raison pour laquelle il est tellement crucial de collaborer avec d’autres : entreprises, clients, fournisseurs, pouvoirs publics, universitaires et ONG. Tous sont importants pour réaliser la forme de capitalisme plus durable qu’exigent les ODD. Il est bon de commencer par sa propre chaîne de valeur.”
  3. “Les chefs d’entreprise et CEO belges doivent profiter des opportunités exceptionnelles qu’offre la mise en oeuvre des ODD. Ralliez pour commencer une organisation établie ou une initiative existante. Défendez ouvertement ce en quoi vous croyez.”
  4. “Tout commence par la quête de vocation ou de sens, . Il est passionnant de s’inscrire dans un monde des affaires en mutation où la vocation ne cesse de gagner en importance. Celui qui veut participer à ce programme exceptionnel aura une vie pleine de sens qui lui permettra d’affirmer en toute honnêteté qu’il a fait la différence et qu’il a rendu le monde un peu meilleur qu’il ne l’a reçu. Il n’y a pas de plus belle récompense que ça
ESSENSCIA

Le nouveau rapport (www.essensciaforsustainability.be) illustre par le biais de plus de 40 indicateurs et d'une centaine d'exemples, les progrès réalisés par le secteur dans les domaines clés du développement durable. Quelques chiffres illustrent ces progrès.

-  Environnement : l’efficacité des ressources a crû de 30%, c’est-à-dire qu’on produit autant avec moins de matières premières ;
- Social : la moitié des chercheurs du secteur sont des femmes ;
- Economique : la valeur ajoutée du secteur a fortement augmenté et représente presque un tiers de l’industrie manufacturière belge ;
- Sécurité des produits : la Belgique est leader en matière de régulation REACH (enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des substances chimiques) et se trouve à la 6e position européenne avec 3.520 enregistrements.

FEVIA

C’est sous la forme originale de mini-débats avec les parties prenantes – grande entreprise agroalimentaire, start-up innovante et représentants de la société civile (monde scientifique, ONG, syndicats) – que la troisième édition du rapport de développement durable a été présentée. L’échange de points de vue est essentiel dans la crédibilité de ce dernier. Cela permet de mieux comprendre les défis et vues de chacun, et les solutions peuvent ainsi être relevées collectivement. Le rapport du plus gros secteur industriel de Belgique ne se contente pas de présenter les avancements du secteur mais propose une série de chantiers pour le futur, avec des ambitions chiffrées à la clé.

Le nombre de fédérations et d’entreprises qui publient un rapport de développement durable ne cesse de croître. Un tel rapport permet en effet de communiquer de façon claire sur les défis et les initiatives en termes de réduction d’impact et d’augmentation de la valeur ajoutée.

> Voir les pages dédiées au rapport durable
> Cliquez ici pour la vidéo de présentation  

Infrabel - Luc Lallemand
Proximus - Dominique Leroy
Sodexo - Michel Croisé
Graphius - Denis Geers
EDF Luminus - Grégoire Dallemagne
BNP Paribas Fortis - Wilfried Remans
FEB - Vanessa Biebel